Prix Elbakin.net 2026 : les nominations !

Illustration montrant les différentes couvertures des nommés pour le prix Elbakin.net 2026

Au rendez-vous une fois de plus, en même temps que la rentrée des classes et le raisin, voici les sélections de prix Elbakin.net du meilleur roman de fantasy, cuvée 2026 ! 
Comme d’habitude, une liste d’œuvres francophones et une d’œuvres traduites se répartissent chacune en deux catégories, adulte et jeunesse, pour récompenser un texte paru pour la première fois en France entre le 1er juin 2025 et le 31 mai 2026.

Les lauréats seront annoncés à la fin du mois de septembre.
Félicitations aux auteurs et autrices des livres sélectionnés !

Sélection du prix Elbakin.net 2026 du meilleur roman de fantasy francophone

Sélection adulte

Trois nuits, Stéphane Arnier (PVH Éditions)
Trois personnages d’origine, de métier et de classe sociale diverses se retrouvent réunis par une entité pour passer trois jugements sur trois mystères différents, avec des conséquences funestes en cas d’erreur. Stéphane Arnier signe un roman en forme de conte moral et cruel où la vérité se fait élusive et où les notions d’innocence et de culpabilité deviennent toutes relatives… (Première page

Thorvald au fil d’or, Alexandre Desoutter (Argyll)
Un premier roman très soigné, tant dans son écriture que dans la documentation historique qui offrent toutes deux une belle immersion dans une époque légèrement décalée par rapport à celle que l’on voit souvent évoquée quand il s’agit du Moyen Âge scandinave. Thorvald est un héros propre et droit, trop peut-être, et ses aventures vont lui apprendre à composer avec le monde qui l’entoure : c’est un destin que l’on a plaisir à le voir suivre. 

Le Silence des Lys Tigrés, Sally Fauconnier (Mnémos « Naos »)
Un jour, les Lys Tigrés sont arrivés. Ils se sont multipliés, ont envahi la ville et ont commencé à se faire entendre, provoquant l’effondrement de la cité et la fuite des habitants. Mais d’où viennent-ils ? Que veulent-ils ? À qui ou à quoi s’opposent-ils ? Le Silence des Lys Tigrés est une lecture déroutante, menée plus par les non-dits et les creux que par ce que la narratrice nous expose, qui invite les lecteurs et lectrices à trouver elles-mêmes les clefs de l’interprétation.

L’Envol des sables, Aurélie Luong (Argyll)
Si la filiation avec Les Lions d’Al-Rassan de Guy-Gavriel Kay saute aux yeux tant par le contexte que la beauté de l’écriture, L’Envol des sables se démarque en nous plaçant du point de vue des Amazighs et plus particulièrement de deux quasi-frères qui ne rêvent que de gloire et de revanche en s’emparant de l’Espagne. Leur relation est l’une des plus belles que nous avons pu lire et la galerie de personnages secondaires est tout aussi attachante. La touche fantasy, légère, apporte un souffle indéniable à ce roman épique mais aussi touchant qui ne sonne jamais faux.

De l’or dans les mains, Eva Martin (Critic)
Situé dans le même univers que Miska et dans sa suite chronologique, bien que relativement indépendant de celui-ci, De l’or dans les mains suit cette fois une voleuse charmeuse qui ne cherche rien tant qu’à vivre en paix dans un monde bouleversé où les gens comme elle ne sont pas les bienvenus : les pauvres, les petits, les personnes douées de magie, autant de laissés-pour-compte et d’exploités. Entre récit de cambriolage évidemment plein d’écueils et réflexions douces-amères sur le prix de la liberté, Eva Martin nous offre un roman animé par une héroïne aussi attachante que râleuse.

Sélection jeunesse

Walter Cobb. Nos chemins d’or et de poussière, Mathilde de Lagausie (Rouergue)
Parce que la cruauté du monde s’affronte plus facilement quand on chemine avec des compagnons qui deviennent une vraie famille de cœur… Un roman plein de rage, mais également porteur d’espoir et de lumière. (Première page)

Mur-murs, Florie Maurin (Sarbacane)
À Rémanence, les murs n’ont pas d’oreilles, mais ils absorbent les émotions des habitants. Cette magie peut être extraite puis exploitée dans des artefacts divers. Gare aux excès de sentiments, qui peuvent faire s’écrouler les bâtiments ! Astrid et Céleste arrivent à la Croisée des chemins, où leur avenir sera décidé. C’est simple, chacun se verra assignée la place qu’il mérite, selon ses efforts et son travail. Dans cet univers aux disparités de richesse marquées, tout fonctionne-t-il vraiment aussi bien ? Amitié, rébellion et lutte des classes au menu de ce premier roman.

H, mort ou vif, Pascale Quiviger (Rouergue)
Le roi est mort, vive le roi ! Problème, l’héritier est inexistant et le royaume se retrouve orphelin avec un mystérieux « H » pour seule piste. Pascale Quiviger emmène ses lecteurs à suivre les pérégrinations d’Esmée et Mercenaire pour retrouver l’héritier du roi Fénélon, toujours au sein de l’univers de Pierre d’Angle. Un réel délice grâce à une maîtrise parfaite de l’intrigue, l’univers et les personnages. Mais nul ennui à retourner dans cet univers ! L’autrice prend le pari d’assombrir son roman – peut-être parce que son lectorat a grandi depuis Pierre d’Angle – et c’est une franche réussite !

La Dernière Archive, Camille Sirieix (Mnémos « Naos »)
Dans une ville cachée du monde surgit soudain une personne étrangère… mais ce n’est pas forcément d’elle que vient le danger. Au travers d’une enquête en huis clos haletante, ce premier roman se teinte à la fois d’horreur, de politique, de féminisme ou de considérations sociales sans jamais perdre son lecteur ni son fil rouge. Un texte surprenant à plus d’un égard.

Yellow Feu Follet, Siècle Vaëlban (L’École des loisirs)
Du haut de ses douze ans, Yellow aime ses parents, son perroquet, la vie, les fleurs et le ciel. Elle aime aussi son frère, même si celui-ci a bien du mal à le lui dire en retour… Un roman lumineux qui nous éclabousse de couleurs vives et joyeuses et nous donne envie de courir à en perdre haleine, pour cette explosion de bonheur que Yellow nous procure !

Sélection du prix Elbakin.net 2026 du meilleur roman de fantasy traduit

Sélection adulte

La Dame renard, Yangsze Choo (Hachette Heroes « Le Rayon imaginaire »), traduction de Félix Huet
Neige cherche la vengeance, Bao cherche son passé, et ce sont leurs récits parallèles que l’on suit avec deux façons de voir le monde : Neige, renarde rongée par le deuil, reste toujours à l’écart de la société des humains dans laquelle elle vit pourtant, tandis que Bao remonte le fil de sa propre histoire en enquêtant sur celle des autres. Yangsze Choo dessine deux portraits très différents mais complémentaires et, au travers de ces deux personnages ayant chacun leur quête, un monde aussi cruel que subtil, esquissé par une plume simple sans être plate, délicate et limpide. (Première page)

Hécate la sorcière, Nikita Gill (Hachette Heroes « Le Rayon imaginaire »), traduction de Chris Vuklisevic
Cachée aux Enfers pour échapper à la vengeance des dieux olympiens qui poursuit tous les siens, Hécate grandit seule au pays des morts, ignorante de ses pouvoirs et de sa destinée. La poétesse Nikita Gill relate en vers libres le cheminement de l’enfant puis de la jeune femme, une forme sobre mais forte où s’expriment avec grâce ses doutes, ses espoirs et ses colères.

The River Has Roots, Amal El-Mohtar (J’ai lu « Nouveaux millénaires »), traduction de Patrick Marcel
Inspiré d’une ballade du folklore britannique, The River Has Roots nous emmène aux frontières de Féerie, où chacun sait qu’il est dangereux de se rendre quand on est humain… Amal El-Mohtar nous offre un texte court mais dense, poétique et délicat, où plus que de peur et de mort, elle nous parle de partage, de réconciliation et de transmission. Son écriture très travaillée et très maîtrisée nous plonge avec force dans ce drame et réaffirme la voix singulière de l’autrice. (Première page)

The Book of Love, Kelly Link (Albin Michel Imaginaire), traduction de Michelle Charrier
Un livre généreux, où l’étrange s’insinue subtilement dans le quotidien. Avec son intrigue sinueuse, un mystère à élucider et des personnages profondément humains, complexes, avec leurs qualités mais aussi leurs défauts, The Book of Love est un premier roman d’une autrice de nouvelles confirmée qui mérite le détour.

Les Survivants du ciel, tome 1 du Cycle des Rages, Kritika H. Rao (Albin Michel Imaginaire), traduction de Florence Bury
L’humanité a fui la terre pour se réfugier dans les cieux, dans d’immenses cités maintenues dans les airs par magie. Situant son intrigue dans un cadre original, utilisant adroitement des éléments de la mythologie indienne, mêlant l’intime et le spectaculaire, Kritika H. Rao nous propose une science fantasy inspirée aux multiples enjeux qui permet de prendre de la hauteur.

Sélection jeunesse


Guide pratique pour boulangère magique
, T. Kingfisher (Seuil jeunesse), traduction de Rosalind Elland-Goldsmith
Un crime odieux vient d’être commis. La suspecte ? Mona, une jeune boulangère aux pouvoirs magiques. Pas vraiment l’image que l’on a d’une tueuse… Alors, quand le véritable assassin cherche à s’en prendre à elle, Mona se doit de mener l’enquête pour s’innocenter  Suivez le guide, vous embarquerez dans un voyage complètement loufoque où le levain prend vie et où la pâte à cookies fait la guerre… On prend le même plaisir à suivre les pas de Mona qu’à déguster une petite viennoiserie le dimanche matin. Une belle surprise que cette « cosy fantasy » !

Olivetti, Allie Millington (Milan), traduction de Laurent Laget
À la disparition de sa mère, un enfant qui préfère lire les mots que les dire se décide à mener l’enquête pour la retrouver. Il fait la connaissance d’une certaine machine à écrire qui, elle, en a des choses à dire… Portrait d’une famille profondément humaine à laquelle chacun pourra s’identifier, Olivetti est d’une grande justesse dans l’expression des sentiments. Par une touche de féerique, l’autrice aborde des thèmes contemporains mais qui, parfois, ont du mal à s’exprimer chez le commun des mortels. Olivetti trouve les mots justes et permet au lecteur d’en ressortir grandi.

Voyage léger, Naomi Mitchison (Callidor « Âge d’or »), traduction de Maxime Le Dain
Abandonnée par sa famille humaine, nourrie par des ours, élevée chez les dragons, chassée par des héros, Halla enfin rencontre le Vagabond, Odin en personne, qui lui offre sa cape et un conseil : « Voyage léger ». Elle fera bon usage de l’une comme de l’autre. L’écriture de Naomi Mitchison est d’une surprenante modernité, évoquant à la fois un conte et des écrits féministes. Paru en 1952, encore jamais traduit en français, Voyage léger est souvent comparé au Hobbit pour sa capacité à frapper un jeune lectorat en lui laissant entrevoir l’immensité d’un univers, autant qu’un moins jeune en lui en rappelant les merveilles. Bien décidée à mener sa vie dans un monde qui change, l’héroïne apprend à naviguer dans un univers souvent cruel, à affirmer sa différence et son identité et, plus que tout, à défendre sa liberté de fille et de femme.

Heir, tome 1, Sabaa Tahir (Bragelonne « Big Bang »), traduction de Laurence Boischot
Vingt ans après les événements d’Une braise sous la cendre, une nouvelle génération de personnages se trouvent à leur tour malmenés par l’existence. En quête de vengeance, de la reconnaissance de leurs pairs ou simplement d’une place qu’ils ne parviennent pas à trouver, chacun se bat avec ses propres armes contre ses propres ennemis – quitte à devoir parfois se trouver des alliés imprévus. Sabaa Tahir mène son intrigue tambour battant grâce à une plume efficace, alternant habilement entre les différentes perspectives et parvenant à toutes les rendre attachantes à ses lecteurs et lectrices.

Le Voleur, tome 1 du Voleur de la reine, Megan Whalen Turner (Monsieur Toussaint Louverture), traduction de Yoko Lacour
Qui vole un œuf vole un bœuf. Tel pourrait être résumée l’intrigue du Voleur où nous découvrons Gen, voleur émérite mais arrogant qui se retrouve emprisonné par un royaume ennemi et se doit de voler une antique relique sous peine de mort. Problème, personne ne croit en l’existence de cette relique… Sans révolutionner le genre, Le Voleur s’inscrit comme un roman de fantasy qui n’a rien à envier aux plus grands. Sous une forme de classicisme, le lecteur se retrouve plongé dans un univers où les intrigues politiques foisonnent dans tous les sens, où les dialogues ont une saveur délicieuse à la lecture et dans lequel l’intrigue se révèle plus complexe qu’il n’y paraît pour notre plus grand bonheur.

Venez en discuter sur le forum !

Izareyael

Imaginales 2026

Stand dans la bulle des livres, quizz géant et petit-déjeuner avec Megan Whalen Turner, nos Imaginales ont été bien remplies ! (et chaudes)

Voici quelques photos qui retracent nos quatre jours, publiées sur notre compte Instagram animé par gAlly :

Soirée quizz d’anniversaire aux Imaginales !

On vous a déjà parlé de la rencontre que nous coorganisons avec Megan Whalen Turner le dimanche 31, mais on vous propose aussi un moment tout spécial le vendredi 29 mai à Épinal !

Depuis déjà un quart de siècle et deux décennies respectivement, le site et l’association Elbakin.net vous accompagnent dans votre exploration de la fantasy, vos lectures, vos visionnages et vos discussions… Mais qu’en reste-t-il, finalement ? À l’occasion de ce double anniversaire, venez donc faire le point sur vos connaissances fantasiesques avec nous en cette soirée d’Imaginales !

Pour en savoir plus : Elbakin.net – Soirée quizz d’anniversaire aux Imaginales !

Izareyael

Rencontrez Megan Whalen Turner aux Imaginales avec Elbakin.net !

Megan Whalen Turner
Portrait de Megan Whalen Turner © Jeannette Palsa, couvertures des livres © Monsieur Toussaint Louverture

Nous voici déjà mi-mai, et qui dit mai en fantasy dit… Imaginales !

Le festival d’Épinal (Vosges) aura lieu cette année du jeudi 28 au dimanche 31 mai. Nous y serons une fois encore, toujours partenaires de cet événement incontournable dans le petit monde de la fantasy française. Vous pourrez nous retrouver sur notre stand habituel dans le coin de la Bulle du livre, ainsi que pour plusieurs animations au programme – on vous en dit plus très bientôt !

Pour aujourd’hui, parlons de cette belle occasion de rencontrer l’autrice du Voleur de la Reine que nous coorganisons pour vous avec les Imaginales : une conversation autour d’un petit déjeuner le dimanche 31 mai. Si vous ne connaissez pas déjà le principe de ce classique du festival, il s’agit d’un moment privilégié avec l’autrice autour d’un café et de quelques croissants, durant lequel vous pourrez échanger avec elle, lui poser vos questions et discuter en toute simplicité dans un cadre détendu et intimiste.

Pour en savoir plus et vous inscrire : Elbakin.net – Rencontrez Megan Whalen Turner aux Imaginales avec Elbakin.net !

Izareyael

Cidre & dragon 2025, sous l’eau

Le troisième week-end de septembre est depuis longtemps ancré dans les agendas de la fantasy comme celui qui accueille le festival Cidre & Dragon ; et depuis bien longtemps, Elbakin.net se fait un devoir d’aller en bord de mer à la fin de l’été (parfois en même temps que le Hobbit Day) parce que la fantasy y est concentrée comme si un portail vers Faërie avait été ouvert sur la plage.

Les ingrédients qui en font le charme, la force et son attrait persistent, des artisans par dizaines d’échoppes, des senteurs de nourriture qui vous prennent aux narines, des animations à ne plus savoir les compter (du lancer de hache au béhourd, aux compagnies costumées déambulant devant des milliers de photographes), des auteurs et illustrateurs, et puis nous, pour parler de fantasy, sans faim et sans fin.

L’occasion de croiser des habitués du site, du forum, de l’association, des débutants attirés par les couvertures étalées sur notre stand aux philosophes d’un jour qui s’interrogent sur la classification d’un sous-genre.

La thématique de l’eau a bien entendu servi à l’inspiration des costumes (chapeau -à tentacules- bas à tous ceux qui ont bravé la météo avec des costumes qui ont demandé tant de préparation tout en ayant l’air si fragiles, comme l’éphémère cohabitation des habitants des profondeurs sur la terre ferme) et des conférences ; le thème de 2026 est déjà connu : pour continuer le cycle des éléments, ce sera l’air (gageons qu’il y aura du vent pour les cervolistes.

Nous vous livrons maintenant une galerie de photos et les impressions de notre équipe que je salue pour son enthousiasme : John Doe, Glaurung, Faith et Elwing.

De mon côté j’ai adoré la thématique de l’année, mais on ne va pas se mentir je suis biaisée, l’eau étant mon élément préféré. Les costumes étaient tous plus magnifiques et impressionnants les uns que les autres. Les festivaliers sont toujours aussi souriants et bienveillants. C’est la troisième fois que j’y vais, et c’est toujours un plaisir. Cette année j’étais accompagnée d’une newbie de la fantasy et de ce genre de festival, et elle a également été conquise par les costumes, les couleurs, les échoppes et la bonne humeur générale. Pour rester dans le thème du festival, on a pris un énorme grain sur le coin du nez en allant se promener sur la plage, mais on s’est réchauffé en mangeant des frites une fois à l’abri sous une tonnelle. En conclusion, c’est un plaisir renouvelé d’y aller, décuplé par le fait de vous avoir revu

J’ai passé un moment incroyable dans une communauté adorable avec des gens aux talents merveilleux 💖

Bravo aux bénévoles, aux organisateurs, aux artisans, aux personnes costumées et à tous ceux que j’oublie et qui contribuent à rendre ces deux jours magiques 🌹

Merci à toutes les personnes qui se sont arrêtées pour discuter sur le stand @elbakin.net (même si on ne vend toujours pas 😂), à @celestis_stories pour les échanges tout au long de ces deux jours et aux personnes rencontrées dans la foule ☺️

Il n’y aura pas la place ici pour tout dire et tout montrer, vous trouverez des dizaines d’images et de videos en suivant les réseaux du site officiel et ses partenaires.

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Cidre & dragon 2023, plus Dark que jamais !

Tom Bombadil découvre le Hobbit.

Vous avez bien vu, il a fait tout ce chemin jusqu’à nous.

Nous vous l’annoncions déjà l’an dernier, le thème 2023 serait sinistre, sombre, désespéré et pessimiste (ou tout autre élément qui peut s’accoler à la dark fantasy, sans que ce soit forcément la même définition pour chacun).

Mais le changement de thème chaque année, s’il dirige une partie des animations, côtoie les signatures classiques du festival incontournable de la fantasy, avec comme ingrédients des costumes qui font tourner la tête,

des échoppes par dizaines, une plage extensible comme terrain de jeu (avec vue sur l’Angleterre par moments), du boire et du manger plus qu’il n’en faut (ou quasiment, on y reviendra) et des dizaines de milliers de festivaliers (on parlait d’un chiffre allant de 50 à 100 000).

Si le nombre est une manière de mesurer le succès d’un tel évènement, il en est un autre : le temps pour venir jusqu’au bout du monde.

Nous avons rencontré des visiteurs qui jouaient à domicile (saluons au passage le travail des bénévoles et de l’organisation, ils sont partout qu’il fasse soleil ou tempête), d’autres venant de Bretagne (y compris des Nantais), de région parisienne, de Bourgogne et même de Dubaï ; voilà qui ressemble à un rayonnement international, la domination du monde progresse conformément au Plan.

Dans cette gigantesque communauté, nous avons joué notre partition habituelle : accueillant le visiteur novice en fantasy, passionné de longue date (et souvent visiteur régulier de nos pages depuis des années), discutant autour des ouvrages que nous avions mis en présentation pour attirer l’œil, débattant sur des sujets aussi variés que telle adaptation, quel livre à conseiller pour la fin d’année, les vikings ou des anecdotes sur Sir Christopher Lee (pro tip pour tenir un stand de fantasy : quand vous repérez un tee shirt d’un groupe de musique, parlez du podcast fantasy et métal ! Ça marche aussi de complimenter sur un costume), il était vain de lister tout ce qui a été dit, comme dans des retrouvailles de famille.

D’ailleurs, cela se confirme avec les deux créneaux conférences de Foradan qui l’ont vu proposer au public de faire un inventaire des moments de désespoir dans l’œuvre de Tolkien, ces passages si sombres qu’ils ne dépareillent pas en Dark fantasy, et qu’il n’aurait pas fallu grand chose pour changer la tonalité des aventures des hobbits.
On établit ainsi que l’antagoniste qui a été le plus près de faire échouer la quête d’Erebor n’est autre que le roi des elfes (tout ce temps passé en prison sans espoir d’en sortir avant la date limite) alors que Smaug, en terme de vilenie, n’a pas l’ambition de Morgoth (ce possessif aigri qui ne déteste pas la lumière, il la veut juste pour lui-même et personne d’autre) ou de Sauron (celui qui veut assurer la paix mondiale en faisant disparaître tous les conflits et toutes les oppositions, surtout contre lui), mais aussi que les héros reviennent meurtris, brisés et à jamais changés du long voyage.

Quand à nos rencontres avec le public, pour lesquelles nous n’étions pas trop de cinq (Foradan, John Doe, Kaines, Marie et Maxime arrivés en renfort) car le temps est une donnée extrêmement volatile dans une ambiance de festival.
Sur l’échelle Foradan de la fréquentation (qui se mesure sur la température du café et du manger à peine sorti des flammes), le samedi comme le dimanche furent aussi froid qu’une glace à l’italienne peut être liquide au-delà du temps raisonnable d’un repas normal : autrement dit, si le repas du midi finit à 16h, c’est signe d’un succès qui ne se dément pas d’une année sur l’autre. Et quand en fin de journée, il était temps de faire un tour à la plage, passant devant la taverne, quelle surprise de découvrir que nous venons de vider les stocks, dès la première journée.

Le dimanche aurait dû être aussi intense, les fans venant même voir Foradan au stand avant sa conférence pour ne pas manquer le début (et il ne fallait pas être en retard puisque la discussion a largement débordé après, mais il y avait de bonnes questions et des idées intéressantes), mais nous apprenions alors que la météo s’invitait à la fête avec un risque de tempête majeure qui a conduit à ranger plus tôt que prévu (par sécurité puisqu’en définitive, le nuage noir comme la nuit a légèrement dévié de sa course).

Pour la bonne forme, voici le retour d’expérience de Kaines, l’un des pionniers d’elbakin.net, à l’époque où nous n’étions pas si près de la plage.

« Notre système de comptage de visiteurs au stand n’a malheureusement pas été opérationnel pour cette fois. 100 ? 200 ? Des passages de 2 minutes à 1h. Suffisamment en tout cas pour que nous n’ayons pas le temps de terminer un chapitre ou écrire un article ! [oui, certain grand naïf pensait avoir le temps de rédiger une biographie sur un personnage méconnu du Deuxième Âge. N.D.L.R]

Comme souvent, nous avons eu le plaisir d’accueillir des habitués du forum et du site (que l’on remercie vivement, même si nous n’avions pas grand-chose à leur apprendre). Mais également de nombreux visiteurs de tout âge pour faire découvrir nos activités. Un bon accueil global toujours apprécié à Cidre et Dragons. 

Les 2 conférences de Foradan ont regroupé de belles assemblées. La seconde a même basculé en prise d’otage consentie [après la suspension volontaire d’incrédulité, nouveau concept, la suspension volontaire de liberté N.D.L.R.], en se poursuivant au moins pendant une demi-heure supplémentaire sur la pause déjeuner. Il semble que l’appel à l’autodafé de DVD ne correspondant pas au texte original de Tolkien n’ait pas rebuté l’auditoire. » [pour la précision historique, c’était un vœu pour conserver les passages corrects et ajuster le reste dessus N.D.L.R]  

Et voici ce qui a retenu l’attention de Marie et Maxime, pour leur premier festival de ce côté de la table.

« Les orcs sur échasses qui voulaient envoyer les petits enfants dans les mines, certains n’étaient pas rassurés, surtout quand leurs parents trouvaient que ça leur ferait des vacances.

Certains costumes poussés dans le moindre détail, y compris dans les manière et l’attitude, et il y en avait des dizaines (dont un splendide hobbit que vous pouvez admirer ci-dessus).

Nos visiteurs sur le stand, timides pour beaucoup, prétendent n’avoir pas grand chose à dire, mais que la discussion est lancée, on aborde des sujets inattendus et passionnés !

L’ambiance sonore dans les rues avec des haut-parleurs diffusant de la musique thématique, The Witcher fait toujours son petit effet.

Les démonstrations de combat sur la plage, béhour et GNistes proposant des initiations (il paraît que tirer quelques flèches entretient l’amitié, et un apéritif du samedi soir sur la plage, le soleil se couchant à l’horizon, des centaines de gens costumés autour, s’interroger sur la profondeur maximale que l’on peut creuser avec une pelle en plastique avant le retour de la marée… »

Il n’y aura pas la place ici pour tout dire et tout montrer, vous trouverez des dizaines d’images et de videos en suivant les réseaux du site officiel et ses partenaires.

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Elbakin party 18, édition 2023

La recette n’est pas neuve, et comme on s’inspire de ce qui fonctionne, c’est en retournant sur les lieux de notre rassemblement de 2013 que nous nous sommes retrouvés quelques jours pour vivre un concentré de fantasy.

Des 19 participants à l’édition 2013, seuls trois étaient présents cette année pour se remémorer les aventures d’antan, et par extension, de ce qui a fait la légende.

En ce qui concerne l’actualité, la formule gagnante a été respectée à la lettre : tous les sujets du forum en même temps, force nourriture et boisson,

jeux d’intérieur et d’extérieur (aucune photo ni indice ne viendra faciliter les prochains à tenter l’escape game du pommier).

projections video,

Déjà vingt ans que Frodo nous montre comment réagir devant une araignée titanesque.

le tout dans le calme et le charme de la campagne normande, sa faune et sa flore, dont la nuit est à peine troublée par les yeux luminescents de quelques robots.

A l’occasion, on célèbre aussi des anniversaires (l’occasion de rappeler que la majorité des hobbits est à 33 ans et que pour les elfes, selon certains textes, l’année solaire peut correspondre à 144 ans).

Ca aurait beaucoup de bougies.

Les absents ont eu droit à un toast et à nos pensées, quelles que soient leurs raisons, en espérant les revoir avant longtemps : notez que les propositions ont déjà commencé pour la prochaine édition, toutes les idées seront étudiées.

Que vous ayez été présents, ou pas, que vous ayez eu envie de venir, ou pas, le forum est à votre disposition !

Grésimaginaire 2022, retour en terre de fantasy

Un hobbit célèbre l’a dit, dans la confidence de la nuit, que son souhait ultime était de revoir des montagnes.

Un célèbre cycle de fantasy fait de la météorologie un élément majeur de son cadre dépaysant.

Le bingo de l’Apocalypse n’attendait que cela pour nous accueillir à l’édition 2020 (celle qui n’a jamais eu lieu) de Grésimaginaire dans une longue vallée glaciaire surplombée par le massif de la Chartreuse, avec de la neige en avril (au point de bloquer quelques routes, comme ce fut le cas pour le col de Caradhras, avant qu’on n’invente le chasse neige).

Dans ces conditions incertaines, on pouvait manquer d’assurance sur la tenue du festival au moment de faire ses préparatifs. Notre équipe de choc a donc prévu une sélection large pour parer à toutes les questions du public, que ce soit en matière d’âge de lecture, de fonctionnement d’un jeu ou de la pertinence de tel titre : qu’on se le dise, Benedick, Cœur de Chêne et Foradan n’ont pas chômé ! (nos repas étaient chauds, mais mangés froids). Selon les premières estimations des huissiers qui gardaient la porte en soumettant les visiteurs à une inquisition des plus intenses (« vous venez de loin ? Vous aimez la fantasy ? Bon festival ! »), la fréquentation de la précédente édition était déjà atteinte le dimanche matin pour clôturer avec 50% de hausse, et comme nous étions stratégiquement positionné juste après (et à côté de la buvette), nous avons pu parler avec des centaines de passionnés, curieux, gens des sommets et de la vallée confondus, des femmes belles et farouches (rousses et autres), des hommes vaillants à l’œil vif (avec ou sans barbe) et quelques gobelins et sorcières.

Nous avons ainsi pu discuter avec des passionnés jeunes (parfois jeunes expérimentés), des passionnés débutants, des passionnés en puissance et des passionnés professionnels y compris quelques visages rencontrés dans ce temps ancien où les rencontres de ce genre étaient monnaie courante. Longuement nous avons débattu sur des ordres de lecture, sur des attentes payées de retour ou honteusement trahies (ou les deux à la fois), sur la parabole du chat, sur la façon de commencer maintenant une série ou un titre qui est devenu classique mais potentiellement daté, sur la représentation de la société dans la fiction, sur la place des champignons (et de la nourriture en général) dans la fiction.

Ce bond dans le temps pour retrouver un 2020 ordinaire a été très apprécié de tous, visiteurs et exposants, et l’invitation est déjà lancée pour le 6 avril 2024 !

Venez discuter de ce festival en forum !

Epinal 2021, le retour des Imaginales

stand elbakin.net Imaginales 2021

Un premier pas vers le retour en tous cas, car c’est bien en automne (les Vosges et le brouillard matinal) et non comme de tradition en mai que la cité des Images a accueilli son légendaire festival. De même que l’emplacement a été aménagé pour l’occasion, permettant de découvrir la ville autrement, mais en accumulant les kilomètres d’une conférence à une dédicace, telle fut le prix de la liberté recouvrée.

Hormis ces détails pratiques, nous avons retrouvé ce que nous aimons à Epinal : la proximité du public, des auteurs, des organisateurs et de l’ensemble du milieu du livre et de la fantasy. Car Elbakin.net a profité de l’occasion pour faire ses retrouvailles avec les sourires, masqués ou non, bravant les distances et les heures, pour aller à la rencontre de ceux qui découvrent la fantasy comme de ceux qui sont tombés dedans quand ils étaient petits.

J’en profite pour remercier ceux et celles qui ont animé notre stand, fait de la modération, été à la poursuite des auteurs fantômes, qui nous ont rendus visites, ne serait-ce qu’en coup de vent et qui ont participé à des discussions si hétéroclites entre les duels de trempage de biscuit (on me dit que le vrai terme c’est duel de thé), les cheveux (ceux des elfes et des autres), des parutions récentes et des grands classiques, des chromosomes des papillons et d’autres choses improbables.

Vous l’aurez compris, de l’avis général, ces quatre jours ont été la bouffée d’air frais (surtout le matin) dont nous avions tous besoin : si la fantasy est une famille, c’était là une belle cousinade et nous sommes nombreux à attendre 2022 pour y reprendre goût.

En attendant, venez partager vos souvenirs des Imaginales (d’automne) 2021 sur le forum !

stand elbakin.net
Epinal
Epinal

Les nominations du prix Elbakin.net 2019 !

Ce 4 juillet 2019 ne voit pas seulement le grand retour de Stranger Things ou le début de la JapanExpo, mais aussi l’annonce des nominations du prix Elbakin.net 2019 !
Mine de rien, nous avons même deux jours d’avance sur l’an dernier. La période d’éligibilité demeure la même d’une année sur l’autre. Les œuvres concernées par ces nominations ont ainsi été cette fois publiées en France entre le 1er juin 2018 et le 31 mai 2019. De même, le choix de quatre présentes catégories a été conservé. Notre sélection se veut une fois de plus en accord avec l’image que nous nous faisons de la fantasy, dans sa diversité, son originalité mais aussi son classicisme de qualité, sans oublier de tenir compte des traductions et des traducteurs, que nous citons systématiquement depuis le début de cette aventure. Même si nous l’avons déjà rappelé plusieurs fois, signalons aussi que la catégorie Jeunesse a toujours englobé le Young Adult, et ce depuis la création de la section correspondante sur le site.
Par ailleurs, nous privilégions les histoires complètes en un volume ainsi que les premiers tomes. Précisons si besoin est que les œuvres d’un membre actif du site sont par nature exclues des nominations (on vous invite à consulter le règlement du prix).
L’annonce des résultats aura lieu courant septembre. Bonne chance à toutes et tous !

Meilleur roman fantasy français :
Meilleur roman fantasy français Jeunesse :
Meilleur roman fantasy traduit :
  • La Chasseuse de trolls, Stefan Spjut, traduit du suédois par Jean-Baptiste Coursaud, éditions Actes Sud.
  • La Grâce des roisLa Trilogie des Dents-de-Lion, tome 1, Ken Liu, traduit de l’anglais par Elodie Coello, Fleuve éditions.
  • Lovecraft Country, Matt Ruff, traduit de l’anglais par Laurent Philibert-Caillat, Presses de la Cité.
  • L’Ours et le rossignolThe Winternight Trilogy, tome 1, Katherine Arden, traduit de l’anglais par Jacques Collin, éditions Denoël.
  • Pierre-de-vie, Jo Walton, traduit de l’anglais par Florence Dolisi, éditions Denoël.
Meilleur roman fantasy traduit Jeunesse :
  • Aurora : L’Expédition fantastique, Vashti Hardy, éditions Auzou, traduit de l’anglais par Julie Lopez et Olivier Perez.
  • Celle qui resteLe monde de Nedarra, tome 1, Katherine Applegate, éditions Seuil Jeunesse, traduit de l’anglais par Rosalind Elland-Goldsmith.
  • Des nuits de sang et d’étoiles, Lisa Lueddecke, éditions Auzou, traduit de l’anglais par Farah Hamzi.
  • La Voix des ombres, Frances Hardinge, éditions Gallimard Jeunesse, traduit de l’anglais par Philippe Giraudon.
  • Les Défis de Morrigane CrowNevermoor, tome 1, Jessica Townsend, éditions PKJ, traduit de l’anglais par Juliette Lê.

par Ivy